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Histoire de la chapelle des visitandines

Le Lycée Impérial de Nancy crée en 1803 et ouvert aux élèves en 1804, aujourd’hui Lycée Henri Poincaré, fut installé dans les locaux des couvents des Minimes et de la Visitation désaffectés depuis la Révolution.

La coupole de la chapelle

Des locaux datant de cette époque, maintes fois réaménagés, agrandis, démolis, remodelés au cours des XIXe et XXe siècles —les derniers aménagements datent même du début du XXIe siècle !— il ne reste plus guère que quelques éléments. A l’ouest le cloître des Minimes, défiguré par les constructions successives, et à l’est les bâtiments qui abritèrent les Sœurs Visitandines, à savoir l’ancien hôtel de Fontenoy en bordure de l’actuelle rue de la Visitation, le cloître (Cour d’Honneur) et surtout la Chapelle.

L’ordre de la Visitation

C’est à l’initiative de la Marquise d’Haraucourt, épouse du chambellan du Duc Charles III, que les Sœurs de la Visitation —ordre fondé en 1618 par François de Sales et développé par Jeanne de Chantal, tous deux canonisés par la suite— purent s’installer à Nancy en 1632. Grâce à des legs et aux revenus du pensionnat de jeunes filles qu’elles créèrent, les religieuses réunirent les fonds nécessaires pour aménager les locaux existants et construire le cloître, se contentant dans un premier temps d’une église de fortune installée dans une grange.

Il fallait néanmoins songer à la construction d’un lieu de culte digne de ce nom. On fit alors appel à de généreux donateurs ; la Duchesse de Gramont, ancienne élève du pensionnat et sœur de Choiseul participa largement et on réussit à recueillir l’argent nécessaire.

La construction de la Chapelle


Les projets réalisés par les architectes nancéiens ne donnant pas satisfaction, on se mit finalement d’accord sur le nom d’un parisien : Jacques Denis ANTOINE, rendu célèbre par la construction d’un certain nombre d’édifices, dont l’Hôtel des Monnaies à ¨Paris et de nombreux hôtels particuliers. Celui-ci établit les plans et la première pierre fut posée en 1780. L’ouvrage fut achevé en 1783 et la bénédiction solennelle eut lieu le 17 août de la même année.

Il s’agit d’un monument néo-classique, on se refuse désormais aux excès des styles baroque et rococo. On s’inspire volontiers des grecs et des romains, on recherche des lignes plus pures et plus simples. Il faut remarquer dans ce domaine que la chapelle du lycée est pratiquement le seul édifice religieux de ce type construit à cette époque en Lorraine. On notera l’aspect relativement sévère et solide : peu de décors, seulement quelques colonnes qui soutiennent les entablements, aucun vitrail, pas de statue à l’intérieur.

En revanche, la balustrade très élégante et la coupole en trompe-l’œil permettent de rompre quelque peu avec l’aspect austère de l’édifice.

La symbolique

La chapelle se présente comme un cube surmonté d’une sphère, réalité du monde : le cube représente la Terre —“l’ici-bas”— et la sphère le Ciel —“l’en-haut”—. Les pilastres surmontés de chapiteaux ioniques symbolisent la coiffure de la femme (les volutes) et les plis de son vêtement (les cannelures). On suggère ainsi que cette église est consacrée à la Vierge comme le rappellent les médaillons sculptés, évocations des litanies de Marie : Miroir de justice, Rose mystique, Tour de David, Etoile du matin.

A l’extérieur enfin, l’unique sculpture, un groupe situé au-dessus de l’entrée, représente la Foi (la croix) et l’Espérance (l’ancre qui dans l’antiquité était symbole d’espoir et de salut).

Édifice religieux terminé à la veille de la Révolution, la chapelle du lycée n’a pas, au cours des temps, subi trop de dégradations. Les Sœurs furent dispersées en 1792 et leur lieu de culte servit de musée et d’école des Beaux-Arts. En 1804, elle retrouva sa vocation première. Des générations d’élèves y firent leur première communion. Assez récemment encore, dans les années 1970-1980, on y célébra des professions de Foi et même des mariages.

La Chapelle demeure aujourd’hui un monument vivant, un témoin authentique du passé qui accueille encore quelques jeunes fidèles, et aussi, au sein du lycée Poincaré, un magnifique auditorium où sont donnés de temps à autre des concerts de grande qualité.

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